Ride the Snake

from $600.00

Les métamorphoses d’un vieux compagnon

La lettre de Joan:

Ma chère,

J’ai recroisé notre vieil ami à langue fourchue.

Tu sais ce que j’aime chez lui? Il ne promet jamais le paradis, seulement des paradis artificiels. C’est probablement pour ça qu’on s’entend si bien. Et puis tu me connais… j’ai toujours préféré les mauvaises fréquentations aux faux prophètes.

Il faut dire aussi qu’on a tous les deux une réputation sulfureuse. Lui depuis la Genèse. Moi depuis beaucoup moins longtemps, heureusement.

Il s’en sort en changeant de peau. Quant à moi, j’ai essayé à peu près tout le reste. Je sais, ce n’est pas toujours beau à voir. Mais ce bon vieux serpent s’arrête encore pour siffler sur mon passage.

Oh, pendant que j’y pense… on se prend un rendez-vous pour un peeling bientôt?

D’ici là, prends soin de toi.

Joan

Regard sur l’œuvre

D’emblée, Ride the Snake [Chevaucher le serpent] semble traiter de la consommation de drogues. Un bras aux veines saillantes s’apprête à recevoir une injection, tandis qu’une forêt de branches et de serpents entrelacés envahit la composition. Le titre lui-même peut évoquer la chanson The End des Doors, où l’expression Ride the snake accompagne une plongée aussi fascinante que périlleuse vers les profondeurs de la conscience. Le rapprochement est d’autant plus évocateur que, dans les deux univers, un plan d’eau semble attendre au terme du voyage. Si cette lecture paraît d’abord aller de soi, l’œuvre laisse toutefois planer un certain doute.

Rien n’indique en effet avec certitude que l’injection soit celle d’un psychotrope. Elle pourrait tout aussi bien administrer un médicament ou un traitement intraveineux. Ce simple déplacement transforme profondément l’image. Le serpent cesse alors d’être uniquement associé au danger ou aux états de conscience altérée. Depuis l’Antiquité, il accompagne aussi la guérison. Enroulé autour du bâton d’Asclépios, dieu grec de la médecine, ou de la coupe de sa fille Hygie, emblème de la pharmacie dans plusieurs pays, il demeure aujourd’hui l’un des symboles les plus reconnaissables du soin.

Le serpent revêt depuis des millénaires bien d’autres significations. Tantôt protecteur, tantôt tentateur, associé aussi bien aux profondeurs de la terre qu’à la lumière du soleil, il incarne tour à tour la guérison, le danger, la connaissance, la mort et même la renaissance. Cette idée de renouveau affleure d’ailleurs à plusieurs endroits du collage, depuis les branches mortes qui semblent s’animer en se métamorphosant, jusqu’au nid qui attend silencieusement une vie nouvelle. Elle s’incarne aussi dans la mue du serpent, image ancienne de transformation et de recommencement. C’est peut-être cette capacité à réunir des réalités que l’on serait spontanément tenté d’opposer qui confère à ce vieux compagnon de l’imaginaire humain une telle puissance symbolique.

Du jardin d’Éden à l’agathos daimon, ce génie protecteur qui prenait souvent la forme d’un serpent et veillait sur les maisons de l’Antiquité, notamment à Pompéi, jusqu’à l’hypnotique Kaa du Livre de la jungle de Kipling, les cultures ont reconnu cette richesse symbolique sous des formes très diverses. Chaque époque et chaque tradition y ont trouvé une manière de penser leurs propres inquiétudes, leurs espérances et leur rapport au monde. Le serpent renaît ainsi sans cesse dans l’imaginaire humain.

En laissant dialoguer les branches, les veines et les serpents, l’œuvre s’inscrit à son tour dans cette longue conversation. Elle laisse coexister les multiples figures du serpent sans jamais les réduire à une seule interprétation. Et si Joan Seed nous invitait à reconnaître, à travers le serpent, les ondulations de notre propre expérience humaine?

-Louis Morency

Échos contextuels

Ride the Snake s’inscrit dans une longue tradition où le serpent devient une puissante figure symbolique de transformation, de guérison, de tentation, de renaissance et de connaissance. À partir d’une image qui évoque d’abord les psychotropes et les états modifiés de conscience, Joan Seed ouvre progressivement la réflexion vers la métamorphose et la richesse symbolique du serpent.

À travers ce collage, l’artiste explore les rapports complexes entre le soin et le danger, la fragilité et la transformation. Refusant les interprétations univoques, l’œuvre invite à réfléchir à la manière dont les symboles continuent d’accompagner notre rapport au monde et les grandes questions de l’expérience humaine.

Détails de l’œuvre

Titre : Ride the Snake

Artiste : Joan Seed

Technique : Collage en techniques mixtesTirage en édition limitée, signé et numéroté à la mainSupport : Impression giclée de qualité musée sur papier coton texturé archival

Formats offerts :• 76,2 × 76,2 cm (30 × 30 po)• 152,4 × 152,4 cm (60 × 60 po)

Livraison : Tarif fixe de 175 $ CA par commande.

Pour acquisitions, demandes d’information et commandes spéciales : joan@joanseed.ca

© 2026 Joan Seed. Tous droits réservés. Toute reproduction, représentation, diffusion ou utilisation de cette œuvre, en tout ou en partie, est interdite sans l’autorisation écrite préalable de l’artiste.

Les métamorphoses d’un vieux compagnon

La lettre de Joan:

Ma chère,

J’ai recroisé notre vieil ami à langue fourchue.

Tu sais ce que j’aime chez lui? Il ne promet jamais le paradis, seulement des paradis artificiels. C’est probablement pour ça qu’on s’entend si bien. Et puis tu me connais… j’ai toujours préféré les mauvaises fréquentations aux faux prophètes.

Il faut dire aussi qu’on a tous les deux une réputation sulfureuse. Lui depuis la Genèse. Moi depuis beaucoup moins longtemps, heureusement.

Il s’en sort en changeant de peau. Quant à moi, j’ai essayé à peu près tout le reste. Je sais, ce n’est pas toujours beau à voir. Mais ce bon vieux serpent s’arrête encore pour siffler sur mon passage.

Oh, pendant que j’y pense… on se prend un rendez-vous pour un peeling bientôt?

D’ici là, prends soin de toi.

Joan

Regard sur l’œuvre

D’emblée, Ride the Snake [Chevaucher le serpent] semble traiter de la consommation de drogues. Un bras aux veines saillantes s’apprête à recevoir une injection, tandis qu’une forêt de branches et de serpents entrelacés envahit la composition. Le titre lui-même peut évoquer la chanson The End des Doors, où l’expression Ride the snake accompagne une plongée aussi fascinante que périlleuse vers les profondeurs de la conscience. Le rapprochement est d’autant plus évocateur que, dans les deux univers, un plan d’eau semble attendre au terme du voyage. Si cette lecture paraît d’abord aller de soi, l’œuvre laisse toutefois planer un certain doute.

Rien n’indique en effet avec certitude que l’injection soit celle d’un psychotrope. Elle pourrait tout aussi bien administrer un médicament ou un traitement intraveineux. Ce simple déplacement transforme profondément l’image. Le serpent cesse alors d’être uniquement associé au danger ou aux états de conscience altérée. Depuis l’Antiquité, il accompagne aussi la guérison. Enroulé autour du bâton d’Asclépios, dieu grec de la médecine, ou de la coupe de sa fille Hygie, emblème de la pharmacie dans plusieurs pays, il demeure aujourd’hui l’un des symboles les plus reconnaissables du soin.

Le serpent revêt depuis des millénaires bien d’autres significations. Tantôt protecteur, tantôt tentateur, associé aussi bien aux profondeurs de la terre qu’à la lumière du soleil, il incarne tour à tour la guérison, le danger, la connaissance, la mort et même la renaissance. Cette idée de renouveau affleure d’ailleurs à plusieurs endroits du collage, depuis les branches mortes qui semblent s’animer en se métamorphosant, jusqu’au nid qui attend silencieusement une vie nouvelle. Elle s’incarne aussi dans la mue du serpent, image ancienne de transformation et de recommencement. C’est peut-être cette capacité à réunir des réalités que l’on serait spontanément tenté d’opposer qui confère à ce vieux compagnon de l’imaginaire humain une telle puissance symbolique.

Du jardin d’Éden à l’agathos daimon, ce génie protecteur qui prenait souvent la forme d’un serpent et veillait sur les maisons de l’Antiquité, notamment à Pompéi, jusqu’à l’hypnotique Kaa du Livre de la jungle de Kipling, les cultures ont reconnu cette richesse symbolique sous des formes très diverses. Chaque époque et chaque tradition y ont trouvé une manière de penser leurs propres inquiétudes, leurs espérances et leur rapport au monde. Le serpent renaît ainsi sans cesse dans l’imaginaire humain.

En laissant dialoguer les branches, les veines et les serpents, l’œuvre s’inscrit à son tour dans cette longue conversation. Elle laisse coexister les multiples figures du serpent sans jamais les réduire à une seule interprétation. Et si Joan Seed nous invitait à reconnaître, à travers le serpent, les ondulations de notre propre expérience humaine?

-Louis Morency

Échos contextuels

Ride the Snake s’inscrit dans une longue tradition où le serpent devient une puissante figure symbolique de transformation, de guérison, de tentation, de renaissance et de connaissance. À partir d’une image qui évoque d’abord les psychotropes et les états modifiés de conscience, Joan Seed ouvre progressivement la réflexion vers la métamorphose et la richesse symbolique du serpent.

À travers ce collage, l’artiste explore les rapports complexes entre le soin et le danger, la fragilité et la transformation. Refusant les interprétations univoques, l’œuvre invite à réfléchir à la manière dont les symboles continuent d’accompagner notre rapport au monde et les grandes questions de l’expérience humaine.

Détails de l’œuvre

Titre : Ride the Snake

Artiste : Joan Seed

Technique : Collage en techniques mixtesTirage en édition limitée, signé et numéroté à la mainSupport : Impression giclée de qualité musée sur papier coton texturé archival

Formats offerts :• 76,2 × 76,2 cm (30 × 30 po)• 152,4 × 152,4 cm (60 × 60 po)

Livraison : Tarif fixe de 175 $ CA par commande.

Pour acquisitions, demandes d’information et commandes spéciales : joan@joanseed.ca

© 2026 Joan Seed. Tous droits réservés. Toute reproduction, représentation, diffusion ou utilisation de cette œuvre, en tout ou en partie, est interdite sans l’autorisation écrite préalable de l’artiste.

Size:

Symbolist forest Psychedelic dreamlike wall art by Joan Seed